Le site Blogo Numericus prend du recul face à la génération actuelle de liseuses. La perception, le ressenti de ces objets peuvent se traduire par une réflexion qui va au delà du contact essentiellement sensuel et intuitif que la clientèle de ce début de siècle entretien avec ses objets gadgétisés. Au delà également d’une re-création (dans le meilleur des cas) des communiqués de presse des constructeurs. Le billet d’opinion publié sur Blogo Numericus constitue une perception intéressante, passant notamment par quelques interrogations de fond, dont celle-ci :
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(…)l’avenir de l’édition électronique se situe dans la mise au point d’un nouvel optimum, adapté au nouveau contexte. S’impose en effet la rencontre du texte édité et du numérique. En quoi les e-books de 2008 favorisent-ils la rencontre entre texte édité et numérique ?
L’auteur énumère donc les propriétés attendues de ce nouvel optimum, et constate donc que la liseuse type de 2008, sur l’exemple du lecteur PRS-505 de Sony, est loin d’offrir au mieux ces diverses propriétés, au premier rang desquelles la permanence et la reproductibilité du livre numérique lui-même. Quid de la “fonction sociale” traditionnelle que représente le prêt d’un livre ? Quid des droits d’usage liés au fichier numérique (DRM) ? Quid de la capacité d’annoter et de dépasser l’acte de lecture statique issu de la simple transposition du texte en un fichier texte, etc.
Une réflexion intéressante sur l’acte de lecture numérique en 2008. Il serait d’ailleurs intéressant d’envisager une mise à jour de ce billet dans un an, après la mise sur le marché de nouveaux concepts de liseuses que nous devrions voir arriver au premier semestre 2009 (écrans souples, plastifiés, avec des interfaces Homme/Machine repensées et des dimensions et formes différentes, encre électronique plus réactive, en couleur, etc). Cela constitue d’ailleurs peut-être le manque de ce texte, à savoir le manque d’observation et de prise de conscience d’une certaine effervescence autour de la conception d’une liseuse, effervescence rendu possible par tout un ensemble de nouveaux facilitateurs techniques (technical enablers). A suivre, donc, et pour l’instant à lire sur le site de Blogo Numericus.


